Le chef de la diplomatie russe et le Secrétaire général de l'OTAN regardent différemment la ratification de l'Accord d'adaptation du FCE

S'abonner
MOSCOU, 24 juin - RIA-Novosti. Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, ne voit pas d'obstacles pour entamer la ratification par les pays-membres de l'OTAN de l'Accord d'adaptation du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE) et n'estime pas du tout légitime l'actuel ralentissement de ce processus à cause de la présence des troupes russes sur le territoire de la Géorgie et de la Moldavie.

"Nous sommes persuadés que rien ne justifie les atermoiements avec la ratification de l'Accord d'adaptation du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, ainsi qu'avec l'adhésion au FCE des pays qui n'en font pas encore partie", a déclaré Sergueï Lavrov, en intervenant vendredi au cours d'une conférence de presse à Moscou à l'issue de ses négociations avec le Secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer.

Cela dit, le chef de la diplomatie russe a rappelé que l'OTAN faisait dépendre le début du processus de ratification de la mise en application par la Russie des Accords d'Istanbul.

"Il s'agit en l'occurrence de la présence militaire de la Russie en Géorgie et en Transnistrie (république autoproclamée sur le territoire de la Moldavie). En ce qui nous concerne, nous ne voyons aucun rapport entre cette question et le début de la ratification. Il s'agit bien là des questions relevant des rapports bilatéraux. Et je ne crois pas du tout justifié de les exploiter pour entraver la ratification d'un accord de la plus haute importance du point de vue de la stabilité européenne et du renforcement de la confiance entre nous", a poursuivi le ministre russe des Affaires étrangères.

"Et si même l'on adopte le point de vue de nos collègues occidentaux, maintenant qu'un accord est signé avec la Géorgie sur les bases militaires russes, il ne reste plus de prétexte pour retarder la mise en marche du processus de ratification", a souligné Sergueï Lavrov. Cela dit, le ministre a noté que les munitions russes en Moldavie étaient gardées par un groupe peu nombreux de militaires.

"C'est qu'il est tout simplement impossible de les en sortir tant que le règlement transnistrien est gelé. L'attitude de Chisinau sur le règlement s'est complètement inversée", a relevé le chef de la diplomatie russe.

Et de signaler que le retard avec le rapatriement des munitions russes de la Moldavie ne se faisait pas du tout par la faute de Moscou.

Mais comme l'a déclaré à cette même conférence de presse le Secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, au sein de l'Alliance de l'Atlantique Nord, le début de la ratification de l'Accord d'adaptation du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe est toujours mis en rapport avec l'application par la Russie des Accords d'Istanbul.

"L'un ne peut aller sans l'autre. L'attitude des alliés, mais aussi de la Moldavie et de la Géorgie est que la présence des forces armées étrangères n'est possible que sur décision des pays d'accueil", a fait remarquer Jaap de Hoop Scheffer.

Sergueï Lavrov a signalé, de son côté, que le FCE lui-même n'établissait pas de telles dépendances.

Quoi qu'il en soit, Jaap de Hoop Scheffer a déclaré que les pays de l'OTAN y voyaient un rapport direct et n'entendaient pas changer de position sur ce point. Par ailleurs, il a estimé que les relations déjà mûres entre la Russie et l'Alliance de l'Atlantique Nord admettaient l'existence de certaines divergences entre elles.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала