L'OTAN souscrit à l'appel des organisations internationales qui réclament une enquête internationale des événements d'Andijan, a-t-il dit.
"L'important pour nous est de comprendre ce qui s'est passé. Il y a eu beaucoup de victimes, a dit le haut responsable militaire. Mes collègues russes voudraient également savoir ce qui s'est passé à Andijan, mais ils adoptent une autre approche".
L'OTAN et la Russie ont des positions proches par rapport à la stabilité en Asie centrale, a souligné M. Scheffer.
"Les pays d'Asie centrale participent au programme Partenariat pour la paix. L'essentiel pour nous est le calme et la stabilité dans la région", a indiqué le secrétaire général de l'OTAN.
Quant à la Géorgie, Jaap de Hoop Scheffer a dit: "Si vous me demandez quand la Géorgie sera membre de l'OTAN, je vous répondrai: je ne sais pas".
Le secrétaire général de l'Alliance atlantique a souligné que la Géorgie aspirait à l'intégration euro-atlantique et était le partenaire de l'OTAN.
"Les portes de l'OTAN sont ouvertes, mais le chemin est long. Les pays qui cherchent à adhérer à l'OTAN bénéficient d'une assistance, mais ils doivent eux-même franchir cette voie", a-t-il indiqué.
L'OTAN a l'intention d'aider Tbilissi dans la voie de l'intégration euro-atlantique.
"Si la Géorgie - et je l'ai dit à Salomé Zourabichvili et à Mikhaïl Saakachvili - démontre sa disposition à s'engager dans la voie de l'intégration euro-atlantique, pourquoi l'OTAN doit-elle répondre non?" a dit le secrétaire général.
À son avis, les accords sur les bases militaires conclus entre la Russie et la Géorgie sont "un acquis non négligeable et un progrès sensible dans les relations russo-géorgiennes".
"Le fait que la Russie respecte ses engagements est une bonne nouvelle", a résumé Jaap de Hoop Scheffer, ajoutant que l'OTAN n'envisageait pas d'implanter ses bases en Géorgie.