L'idée d'intégration n'a pas la cote en Russie

S'abonner

MOSCOU, 21 juin - RIA Novosti. Les Russes ne veulent s'unir à personne: ils ne sont attirés ni par l'Espace économique unique (EEU), ni par la Communauté des Etats indépendants (CEI), ni même par l'Europe unie, écrit le quotidien d'affaires Vedomosti se référant à une étude réalisée par Evraziiski monitor.

Les experts ont établi que les isolationnistes prédominaient en Russie: 30 pour cent des personnes interrogées souhaitent vivre dans leur propre pays, sans contracter d'alliances avec d'autres Etats, 3 pour cent seulement rêvent d'une "nouvelle URSS unie".

Dans les trois autres pays impliqués dans l'étude (Biélorussie, Kazakhstan et Ukraine) 24 pour cent des sondés souhaitent vivre dans l'EEU (Russie, Biélorussie, Kazakhstan et Ukraine), 22 pour cent ont choisi l'Europe unie et seulement 21 pour cent leur propre pays. Les préférences des habitants du Kazakhstan vont à l'EEU (27 pour cent) et à leur propre pays (25%). En Ukraine, par contre, ce sont les partisans de l'intégration qui sont les plus nombreux: ils sont respectivement 30 et 26 pour cent à opter pour l'Europe unie et l'EEU.

Pour le directeur général du Centre russe d'étude de l'opinion (VTSIOM), Valeri Fiodorov, ces résultats sont dus au fait que la Russie est le seul pays autarcique de l'EEU tandis que ses trois partenaires sont plus ou moins contraints de chercher une voie d'intégration. En outre, depuis déjà plus de dix ans les Russes entendent régulièrement parler de processus intégrationnistes qui toutefois n'ont qu'une très faible répercussion sur la vie des gens, explique Valéri Fiodorov dans le journal.

Dans le cadre du projet d'Evraziiski monitor des enquêtes sur l'attitude à l'égard de diverses unions interétatiques ont été réalisés au mois d'avril 2005 en Russie par VTSIOM auprès d'un échantillon de 1.600 personnes, en Biélorussie par le laboratoire social Novak (1.100 personnes), en Ukraine par le Centre d'information analytique de Donetsk (2.100 personnes) et au Kazakhstan par l'Institut d'études sociales comparatives TSESSI-Kazakhstan (1.500 personnes).

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала