Gazprom dépensera 1 milliard de dollars pour l'adduction en gaz de la Russie

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MOSCOU, 20 juin - RIA Novosti. Gazprom va devoir octroyer au minimum un milliard de dollars pour réaliser l'adduction en gaz des régions russes éloignées, a déclaré vendredi le président Vladimir Poutine. Selon celui-ci, ce sera un grand pas en avant vers l'adduction en gaz générale de la Russie.

Les experts interrogés par le quotidien d'affaires Vedomosti indiquent que cela pourrait empêcher Gazprom de réaliser d'importants achats avec l'argent versé par l'Etat (7,1 milliards de dollars) pour acquérir 10,74 pour cent des actions de la compagnie.

Gazprom et les fonctionnaires envisagent déjà ce que l'on pourrait acheter avec cet argent. De nombreux actifs intéressent le monopole: depuis la raffinerie de pétrole lituanienne Mazeikiu nafta et des parts dans les projets sakhaliniens jusqu'à la compagnie pétrolière Sibneft. Les principaux responsables du monopole ont fait remarquer à plusieurs reprises qu'ils n'avaient pas l'intention d'augmenter le nombre de paquets minoritaires détenus par Gazprom. Quant au directeur financier de Gazprom, Andreï Krouglov, il n'écarte pas qu'une partie du produit de la vente des actions puisse être utilisée aussi pour optimiser le portefeuille de dettes de Gazprom.

Cependant, il semble bien que l'Etat veuille émettre des suggestions quant à l'utilisation par Gazprom d'une partie des 7,1 milliards de dollars.

De l'avis des experts, en exigeant de Gazprom qu'il investisse dans l'adduction en gaz, l'Etat introduit pour le monopole un impôt supplémentaire sur le montant de la vente des 10,74 pour cent des actions du monopole (le principal se chiffre à 1 milliard de dollars). Cela pourrait s'expliquer si Gazprom bénéficiait d'avantages fiscaux. Dans ce cas il pourrait investir l'argent ainsi économisé dans le réseau de distribution du gaz, relèvent les observateurs. Le directeur de l'Institut de politique énergétique, Vladimir Milov, estime que maintenant le consortium va devoir renoncer aux grands achats, celui de Sibneft, par exemple. Pour lui la décision d'investir dans l'adduction en gaz est une décision politique. "Au lieu d'obliger le consortium à dépenser le produit de la vente dans un business annexe, le gouvernement ferait mieux de contraindre Gazprom à investir dans le développement de l'extraction ou la construction de nouveaux gazoducs", disent les experts.

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