"La nécessité de la coopération entre l'Etat et les organisations religieuses est évidente", a dit Alexandre Torchine en intervenant mercredi au cours d'une "table ronde" intitulée "Les formes de la coopération entre l'Etat et les organisations religieuses".
Selon le sénateur, on compte aujourd'hui beaucoup plus de bâtiments religieux qu'il y avait à l'époque soviétique de sièges de comités régionaux et municipaux du Parti communiste.
Sur le plan moral, la société se trouve dans un état de dénuement tel qu'il est impossible de maîtriser la situation sans l'aide des organisations religieuses, pense Alexandre Torchine.
Il a cité les données statistiques selon lesquelles le nombre des suicides a dépassé l'année dernière celui des homicides.
"L'Etat est malavisé de négliger à l'heure actuelle la force que représentent les organisations religieuses", indique le parlementaire.
Alexandre Torchine a regretté que la coopération avec les organisations religieuses ait lieu essentiellement à l'échelon des organes centraux du pouvoir et qu'elle soit insuffisante au niveau régional et local.
"La ressource de la coopération avec les organisations religieuses est loin d'être épuisée", a-t-il souligné.