"Nous estimons que beaucoup dépend à présent de l'attitude de la partie moldave", a dit le diplomate.
Commentant l'interdiction de l'importation en Russie de viande et d'autres produits d'agriculture moldaves, Igor Savolski a fait remarquer qu'il "ne s'agissait pas là d'une interdiction, mais d'une invitation à des consultations". "Il existe dans le commerce extérieur des règles bien déterminées, et quand lesdites règles sont violées, comme c'est, par exemple, le cas avec les livraisons de viande en question, cela risque de nous infliger un détriment. Aussi, avons-nous exhorté la Moldavie à reprendre la mise en application des règles qui avaient été établies, tant au niveau multilatéral qu'à titre bilatéral", a poursuivi l'ambassadeur itinérant russe.
"Nous ne retirons pas les avantages. Pas du tout. Il ne s'agit là que du travail tout à fait ordinaire pour ceux qui veillent à ce que, via l'un des pays-membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI) avec lequel nous menons un commerce hors taxe, ne nous vienne la production des pays tiers, production qui n'est pas exempte d'impôts à l'importation", a noté le diplomate.
Interrogé sur les sanctions économiques introduites par la Moldavie contre la Transnistrie rebelle, Igor Savolski a fait remarquer que lesdites mesures ne faisaient en fait qu'aggraver encore plus le conflit qui dure déjà depuis de très longues années.
"De telles méthodes ne font en règle générale que durcir encore plus la prise de position de la partie adverse. On ne saura pas obtenir ainsi l'effet espéré, mais, par contre, on aura encore plus l'impression d'une forteresse assiégée", a averti le diplomate.
Cela dit, l'ambassadeur itinérant a signalé que plus de 600 000 personnes habitaient la Transnistrie, et les sanctions affecteraient en premier lieu des gens simples et non pas la direction. "Parmi tous ces gens, pratiquement un tiers sont nos compatriotes", a-t-il indiqué.
Comme l'a rappelé le diplomate, la Transnistrie possède une industrie assez développée, et des entreprises russes ont, par conséquent, d'intenses rapports avec cette région. "Il y a même là des craintes d'un détriment direct pour notre business. Nous considérons ces mesures comme tout à fait incorrectes, voire contre-productives. Aussi, devons-nous travailler avec le gouvernement de la Moldavie afin que notre business ne soit pas affecté par ces sanctions", a conclu le diplomate.