"Force est de reconnaître que ces plaintes sont justes", a-t-il dit, interrogé par des journalistes pendant la pause entre les sessions du colloque de Paris sur la coopération russo-française.
Selon lui, la réforme administrative que la Russie est en train de réaliser vise justement à lever les barrières qui entravent le développement des entreprises, à réduire ou à supprimer les fonctions redondantes, à diminuer l'ingérence de l'État dans l'économie et à réunir les conditions propices au développement des entreprises russes et étrangères en Russie.
Le chef de l'appareil du gouvernement n'a pas manqué de souligner que les défis de la réforme administrative allaient au-delà de la simple réduction d'effectifs.
"Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. En effet, un travail ambitieux est en cours pour optimiser le réseau des entreprises fédérales unitaires d'État et des établissements publics", a dit Sergueï Narychkine.
La commission chargée de la réforme administrative a analysé les activités déployées par 19 000 établissements publics et 6 500 entreprises fédérales unitaires d'État et a conclu à la nécessité d'en préserver environ 10 000 et 1 500 respectivement.
"Quant aux autres, ils seront soit réorganisés, soit lancés sur le marché libre, soit liquidés en cas de nécessité", a expliqué le responsable russe.
Dans le cadre de la réforme, le cabinet est en train de corriger près de 300 lois et encore plus d'actes réglementaires qui prescrivent des fonctions excessives ou redondantes.
Réagissant aux observations exprimées lors du colloque par les entrepreneurs qui dénoncent la longue liste des activités requérant une licence, Sergueï Narychkine a déclaré que les amendements qui seraient apportés à la loi sur les licences prévoyaient de rayer de cette liste une cinquantaine de positions.