Moscou étudie le plan ukrainien de règlement du conflit en Transnistrie

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MOSCOU, 3 juin - RIA Novosti. Moscou étudie le plan ukrainien de règlement du conflit en Transnistrie. L'ambassadeur itinérant de Russie Igor Savolski a fait vendredi une déclaration appropriée devant les journalistes moldaves réunis à Moscou.

"Nous étudions attentivement le plan, nous verrons comment les parties en conflit - la Moldavie et la Transnistrie, ainsi que toutes les parties concernées, y compris les États-Unis et l'UE vont l'accueillir. A l'heure actuelle, nous formulons notre position et ferons probablement de nouvelles propositions", a dit M.Savolski.

Les parties se prononceront plus tard sur le plan ukrainien.

La Russie a immédiatement salué l'intensification des efforts par l'Ukraine en tant que pays-garant. "C'était une bonne impulsion. Cela a permis de remettre les parties à la table des négociations", a indiqué le diplomate.

A la question de savoir si les positions russe et ukrainienne sur le règlement du conflit transnistrien étaient proches, l'ambassadeur a noté que personne ne pouvait avoir des positions identiques à 100%. "Mais nous n'avons pas de différends de principe avec l'Ukraine".

Commentant l'attitude russe à l'égard de l'éventuelle participation des États-Unis, de la Roumanie et de l'UE aux négociations sur le règlement du conflit transnistrien qui réunissent actuellement les deux parties en conflit, la Russie, l'Ukraine et l'OSCE, le diplomate a noté que les négociations pourraient se dérouler quel que soit le nombre des médiateurs. "Nous n'avons pas d'allergie à ce sujet".

"Mais il s'agit d'un conflit entre deux parties qui ont invité des médiateurs et c'est à elles de décider si le format des négociations doit être élargi", a noté l'ambassadeur.

S'agissant de la présence russe en Transnistrie, M.Savolski a dit: "Nous ne réclamons pas la légalisation de notre contingent militaire. Nous voudrions qu'il quitte cette région. Mais nous ne pouvons pas partir, parce que la partie qui contrôle ce territoire (la Transnistrie) ne consent pas à l'évacuation de ces biens".

Tiraspol (la capitale de la république autoproclamée de Transnistrie) ne permettra pas le retrait des biens militaires russes avant la reprise du processus de paix, à son avis.

En 1999, il a été décidé à Istanbul que les restes de la 14e armée russe (1.000-1.500 hommes) quitteront la Transnistrie.

"Le contingent remplit une mission importante, il protège les dépôts d'armes. Nous ne remettrons à aucune partie le contenu de ces dépôts. Nous pouvons le retirer à condition qu'il existe des contacts avec les autorités locales".

"On nous dit que le retrait des biens contribuera au règlement du conflit transnistrien. Mais nous estimons que c'est le progrès du processus de paix qui facilitera le retrait (des biens militaires russes) et que les propos selon lesquels la Russie exerce une influence totale sur les autorités transnistriennes sont infondés", a conclu le diplomate russe.

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