L'affaire Yukos ne signifie pas une révision des privatisations

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PARIS, 3 juin - RIA Novosti. "L'affaire Yukos ne devrait pas faire craindre une révision des privatisations en Russie. Je pense qu'il n'y a pas à s'inquiéter", a déclaré vendredi le chef de l'appareil du gouvernement russe, Sergueï Narychkine, qui participe à un colloque sur le développement de la coopération russo-française à Paris.

Dans le même temps, il a reconnu que l'affaire Yukos avait influé sur l'idée que se faisaient de la Russie les investisseurs étrangers, et a espéré que cette affaire serait la dernière en son genre.

"Cette affaire s'explique par des violations d'ordre fiscal et patrimonial que l'État ne pouvait pas négliger", a indiqué Sergueï Narychkine.

Le chef de l'appareil du gouvernement russe a reconnu le bien-fondé des interrogations sur le caractère "adéquat" des sanctions avant de rappeler que certaines personnes contestaient les mesures prises.

"Je pense que cette question donne matière à réfléchir tant pour les autorités que pour les contribuables, pour lesquels c'est un rappel de la nécessité de payer ses impôts", a dit Sergueï Narychkine.

Faisant remarquer que les investisseurs étrangers n'avaient pas à s'inquiéter pour leur avenir, le responsable russe a ajouté: "Il faut rester réaliste et se rendre bien compte que les événements autour de Yukos ont eu un impact sur la perception par les compagnies occidentales des conditions de travail en Russie".

"Nous voulons tous que ces événements soient aussi peu fréquents que possible, et j'espère bien que celui-ci sera le dernier", a résumé Sergueï Narychkine.

Le 30 mai, le tribunal de la circonscription Mechtchanski de Moscou a condamné Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev à 9 ans de réclusion dans une colonie pénitentiaire à régime ordinaire.

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