"Unités et formations déployées dans le Sud de la Kirghizie ont repris leur régime normal de la garde et de la protection du tronçon kirghizo-ouzbek de la frontière nationale", note ce même service de presse.
Quoi qu'il en soit, bien que, somme toute, la situation sur ce tronçon de la frontière nationale se "caractérise comme stable", les organes chargés de faire respecter la loi et les services secrets de la Kirghizie vont poursuivre, en commun avec les gardes-frontières, des mesures opérationnelles spéciales.
Rappelons que la Kirghizie a fermé sa frontière avec l'Ouzbékistan juste après les événements bien connus du 13 mai dernier à Andijan, deuxième grande ville ouzbek à 300 000 habitants.
A signaler que des Ouzbeks ethniques constituent presque la moitié de la population de la région kirghize d'Och, limitrophe de l'Ouzbékistan, et c'est justement dans cette région kirghize que s'est alors élancée la masse essentielle de réfugiés ouzbeks.
Comme le prétendent les officiels de Tachkent, le total des victimes des accrochages armés provoqués, selon ces mêmes officiels ouzbeks, par des éléments radicaux de la filiale locale de l'organisation terroriste internationale, connue sous le nom du "Parti de libération islamique" ("Hizb-ut-Tahrir"), se monte à 173 personnes. Néanmoins, les organisations internationales de défense des droits de l'homme citent des chiffres tout à fait différents qui vont même jusqu'à un millier de victimes.
A l'occasion des événements du 13 mai dernier à Andijan, le Parquet général de l'Ouzbékistan a intenté une action en justice à la fois selon plusieurs articles du Code pénal, y compris pour le terrorisme, des atteintes au régime constitutionnel, des désordres massifs, une prise d'otage et d'autres crimes et délits.
Des 98 personnes interpellées pour être soupçonnées d'implication dans ces attentats terroristes, 52 ont été placées en garde à vue. Pour six d'entre ces individus qui se sont sincèrement repentis et dont les mains ne sont pas tachées de sang d'innocents, une mesure d'intervention préventive a été choisie qui n'est pas liée à l'emprisonnement.
A ce jour, des 527 condamnés et prévenus qui avaient été illégalement libérés de la prison aux cours des troubles à Andijan, 470 personnes ont réintégré bénévolement leurs geôles pour continuer à y purger leur peine. 15 personnes y ont été rentrées de force, alors qu'un mandat d'arrêt est lancé contre tous les autres fugitifs.