"Conformément aux ententes enregistrées, le retrait définitif des bases militaires russes se produira dans le courant de 2008, tout comme l'ont déclaré auparavant les officiels russes", a dit l'interlocuteur de RIA-Novosti. Et d'ajouter qu'en règle générale, le retrait des bases militaires du territoire d'un Etat étranger est une mesure très onéreuse, alors qu'aucuns fonds ne sont prévus pour cela dans le budget fédéral russe de 2005.
"Dans le budget de 2006, le financement du retrait des bases militaires russes de la Géorgie sera déjà prévu", a-t-il fait remarquer. Selon cette même source au ministère de la Défense de la Fédération de Russie, c'est essentiellement à bord de navires que les biens de la base militaire de Batoumi seraient rapatriés, et en semi-remorques - de celle d'Akhalkalaki.
Comme l'a, en outre, appris l'interlocuteur de RIA-Novosti, d'ici là (soit en 2005, en 2006 et en 2007), seraient retirés du territoire géorgien des ouvrages militaires ne faisant pas directement partie des bases militaires russes elles-mêmes. Il s'agit là en tout et pour tout d'une dizaine d'ouvrages, dont des ateliers de réparation, des centres de services de tout genre, des jardins d'enfants et autres ouvrages dont ont bénéficié et bénéficient toujours les militaires russes en Géorgie.
"La plupart de ces ouvrages ne sont même plus utilisés par nous, étant depuis longtemps contrôlés par la partie géorgienne. Ainsi, leur cession ne serait que de pure formalité", a noté la source. "Pour ce qui est de l'essentiel de notre présence militaire en Géorgie, et plus précisément de nos deux bases militaires à Batoumi et à Akhalkalaki, elles n'en seraient pas retirées avant 2008. Il n'y a aucune fuite de la Géorgie. Tout s'y produit conformément aux ententes déjà enregistrées", a fait remarquer l'interlocuteur de RIA-Novosti.