"Une pause est déclarée jusqu'au jour suivant des audiences judiciaires", a dit Mme Irina Kolesnikova, juge présidant aux audiences.
Le Tribunal a achevé la lecture des attendus du jugement sur l'épisode, lié notamment au détournement par escroquerie de fonds budgétaires par Andreï Kraïnov et a entamé l'évaluation des conclusions d'expert, présentées par la défense au cours de l'information judiciaire (à la différence de ses deux coaccusés, Andreï Kraïnov serait sans doute condamné avec sursis à une peine qui ne serait même pas liée à un emprisonnement et ce, pour sa reconnaissance partielle de la faute et sa coopération avec l'instruction). Le Tribunal a reconnu inadmissibles les conclusions des spécialistes, car la défense n'est en général pas en droit de recueillir des preuves, en s'adressant à des spécialistes, a indiqué la juge Kolesnikova.
Guenrikh Padva, avocat de l'ex-patron de "YOUKOS", Mikhaïl Khodorkovski, a refusé de commenter les attendus du jugement concernant son client. Il n'a pas voulu, non plus, même supposer quand pourrait s'achever la lecture des attendus du jugement et serait porté le verdict définitif (la lecture des attendus du jugement sur le dossier unifié de ces trois coaccusés a commencé au Tribunal intermunicipal Mechtchanski de Moscou le 16 mai dernier).
Le holding "Menatep" était l'un des plus gros actionnaires de YOUKOS, de sorte qu'en 2003, 44% des actions de ce géant pétrolier lui appartenaient. Comme l'a établi l'instruction, pour contracter des transactions illicites, "Menatep" avait fondé une compagnie prête-nom "Volna", dont Andreï Kraïnov est justement le directeur général.
Les audiences sur le dossier de Mikhaïl Khodorkovski , de Platon Lebedev et d'Andreï Kraïnov ont pris presque dix mois.
Mikhaïl Khodorkovski se trouve en détention provisoire dans une maison d'arrêt depuis environ un an et demi, alors que le chef du groupe financier "Menatep", Platon Lebedev, y est détenu depuis déjà vingt mois. Andreï Kraïnov est assigné à résidence.
Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev sont accusés, chacun, selon sept articles du Code pénal de la Fédération de Russie, y compris pour évasion fiscale et escroquerie à grande échelle. Pour ce qui est d'Andreï Kraïnov, selon l'instruction, il a commis une escroquerie, a infligé un dommage aux biens d'un propriétaire et n'a pas mis en application une décision judiciaire qui était déjà entrée en vigueur.