Dans une interview au quotidien des affaires "Vedomosti", il a laissé entendre que sa compagnie s'orienterait sur les besoins de la clientèle. Pour le moment, DuPont ne compte qu'une coentreprise en Russie, DuPont Khimprom, à Tcheboksary (Tchouvachie, moyenne Volga), qui produit des engrais. Mais Holliday n'exclut pas de nouveaux projets d'investissement dans un proche avenir.
"Nous serons plus actifs en Russie, a relevé Chad Holliday. Nous voulons nous positionner en Asie. Notre spécificité est que nous tirons 30% des recettes des produits que nous avons lancés tout récemment et que, l'essentiel, ces produits ont été conçus par nos spécialistes. Très peu de compagnies peuvent rivaliser avec nous".
En ce début du XXIe siècle, DuPont abandonne la composante énergétique et mise sur la biologie. Pour Chad Holliday, l'avenir appartient aux matières premières biologiques sur lesquelles sera centrée la production de combustibles et de différents articles chimiques. Quant à la recherche, la compagnie ne lésine pas sur les moyens, en dépensant près de 1 milliard de dollars par an. Les marchés émergents assurent un tiers des ventes de DuPont. D'ici 2010, la compagnie envisage de fabriquer 20% de ses produits à partir de ressources renouvelables et de tirer 10% de l'énergie engagée dans la production de sources renouvelables.