"Les bases militaires russes de Batoumi et d'Akhalkalaki cessent leurs activités opérationnelles et fonctionneront en régime de retrait dès la signature de cette déclaration", lit-on dans le document.
"Le retrait des blindés lourds commencera dès 2005. Au moins 40 véhicules blindés, dont au moins 20 chars, quitteront la Géorgie d'ici le 1er septembre. La Géorgie permettra à la Russie de fournir les pièces de rechange et les moyens nécessaires pour le retrait conformément à la liste approuvée par les parties", lit-on dans une déclaration conjointe.
Lundi, les ministres russe et géorgien ont mené des entretiens à Moscou sur décision des présidents de deux pays. La discussion s'est déroulée dans une ambiance amicale. Les ministres ont discuté d'un large éventail de questions des relations russo-géorgiennes.
"Ils se sont notamment penchés sur les conditions de fonctionnement, la date et les paramètres du retrait des bases militaires et d'autres ouvrages militaires relevant du Groupe des troupes russes en Transcaucasie situés en Géorgie et ont convenu d'achever leur retrait progressif de Géorgie dans le courant de 2008", lit-on dans la déclaration.
La Géorgie prendra le contrôle de la plupart des ouvrages militaires russes situés en Géorgie et n'appartenant pas aux bases militaires d'ici le 1er janvier 2006.
Aux termes du document, la Russie remettra la 142e usine de réparation de blindés à la Géorgie d'ici le 15 juin et les autres ouvrages qui ne fonctionnent pas pour le compte des bases militaires russes passeront sous le contrôle géorgien d'ici le 1er septembre.
La Russie ne remplacera ni ne complétera les armements, les matériels de guerre et les munitions de ses bases militaires et le nombre des effectifs sera maintenu au niveau nécessaire pour démanteler les bases dans les délais prévus.
Selon le document, les parties se mettront d'accord sur le nombre et la durée de séjour des militaires russes, notamment de conducteurs, de mécaniciens et d'autres spécialistes techniques, qui seront dépêchés en Géorgie pour aider le personnel actuel à démanteler les bases militaires russes.