Selon Félix Koulov, "une telle situation instable est profitable avant tout à ceux qui s'occupent du trafic de stupéfiants" et à ceux qui essayent de profiter de l'aggravation de la situation en Asie centrale pour y implanter des bases de terroristes internationaux.
Le premier vice-premier ministre a également relevé qu'en cas d'aggravation ultérieure de la situation en Ouzbékistan voisin, le Kirghizistan sera menacé d'une catastrophe humanitaire. "Si les événements en Ouzbékistan tournent mal, le nombre de réfugiés risque d'augmenter", a-t-il indiqué.
Félix Koulov a exprimé l'espoir que les dirigeants ouzbèques sauront se sortir de la situation.
Le 13 mai, des insurgés ont pris d'assaut la prison et plusieurs bâtiments administratifs à Andijan, quatrième ville de l'Ouzbékistan. Les forces spéciales ont libéré par la suite le siège de l'administration municipale.
Selon les informations officielles, 170 personnes ont perdu la vie, mais les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme parlent de plusieurs centaines de morts.
549 réfugiés se trouvent à l'heure actuelle dans l'ouest du Kirghizistan, essentiellement dans la région de Djalal-Abad, qui jouxte l'Ouzbékistan.