Prenant la parole au cours de la cérémonie de lancement de cet oléoduc long de 1 770 km qui a relié les mers Caspienne et Méditerranée, Brown a présenté le projet comme "une réalisation héroïque en matière d'ingénierie laquelle, dans le contexte d'aujourd'hui, pourrait être apparentée au tournant réalisé il y a trente ans avec l'ouverture de l'oléoduc d'Alaska".
"L'oléoduc ouvre aux marchés mondiaux les immenses nouveaux gisements dans la Caspienne, garantissant la stabilité des fournitures pour les dizaines d'années à venir", a estimé le président de British Petroleum. Selon lui, la conduite "permet de se passer d'un grand nombre de pétroliers transitant par le détroit du Bosphore profond et encombré".
L'oléoduc a été inauguré mercredi au terminal Sangahal près de Bakou. Les présidents de la Géorgie, de l'Azerbaïdjan, de la Turquie, du Kazakhstan et les dirigeants des compagnies ayant participé à la réalisation du projet ont pris part à cette cérémonie solennelle.
Le coût de la construction de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan s'est monté à près de 3,6 milliards de dollars. Il a été créé par le consortium international où part de BP constitue 30%. Selon les estimations des experts de British Petroleum, au cours des vingt prochaines années l'exploitation de la conduite apportera à l'Azerbaïdjan, à la Géorgie et à la Turquie près de 150 milliards de dollars de revenus.