Le jour de son 16e anniversaire, Nadejda Dourova se coupa les tresses et abandonna sa famille. Déguisée en homme, elle se fit inscrire dans un régiment d'uhlans sous le nom d'Alexandrov. Plus tard, pour son courage pendant la guerre contre les Français, elle obtint des mains d'Alexandre I-er une croix Saint-Georges et fut élevée dans la même année au rang d'officier.
Nadejda Dourova fit dix ans de service, d'abord comme cornette puis comme lieutenant, participa aux guerres contre la France en 1807 et en 1812-1814 et fut officier d'ordonnance du feld-maréchal Koutouzov.
En 1816, au rang de capitaine, Dourova quitta le service militaire. En 1830, elle retourna à Elabouga. D'après les témoignages, elle portait des habits d'homme, parlait d'elle au masculin, se nommait Alexandre Alexandrovitch, et avait des manières grossières.
En 1836, Dourova connut la gloire dans un tout autre domaine: on parlait d'elle comme d'un écrivain doué.
L'exposition réunit la première édition de ses "Notes d'une cavalière" et d'autres œuvres écrites à Elabouga, mais aussi sa tenue militaire et sa croix Saint-Georges. Pour la première fois, on présente un témoignage de la naissance de son fils Ivan, fait que Dourova cherchait à cacher à tout prix.
Nadejda Dourova fut enterrée à Elabouga avec les honneurs militaires. En 1962, à l'occasion du 150e anniversaire de la guerre de 1812, un monument fut inauguré en son honneur dans le parc municipal représentant une cavalière à cheval.