"Je considère que les cinq pays riverains de la Caspienne doivent régler cette question sans l'ingérence des pays tiers. Il s'agit de nos intérêts et la mer doit nous réunir, elle doit devenir une mer de l'amitié, de la coopération et du commerce", a déclaré le président du cours d'une conférence de presse conjointe avec le président azerbaïdjanais Ilkham Aliev à Bakou.
"Les intérêts des pays riverains doivent finir par l'emporter, nous devons y arriver", a ajouté le chef de l'État kazakh.
La Russie, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan ont des "positions proches" concernant la ligne médiane, les eaux côtières et "une mer ouverte démilitarisée".
La position iranienne est légèrement différente et nos négociateurs œuvrent activement pour trouver un consensus", a dit M.Nazarbaïev.
La prochaine rencontre des chefs d'État des pays riverains de la Caspienne est prévue à Téhéran. Sa date sera fixée après l'élection présidentielle iranienne.
M.Aliev a, pour sa part, noté que "les ententes intervenues entre le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et la Russie et l'Azerbaïdjan et la Russie pourraient servir de base pour un accord multilatéral des pays riverains".
"Ces trois pays ont achevé les négociations et ont signé des accords délimitant bien les secteurs nationaux", a indiqué le président azerbaïdjanais.
Dans le même temps, le statut toujours en suspens de la mer Caspienne n'a pas rebuté les investisseurs étrangers qui travaillent dans le secteur azerbaïdjanais de la Caspienne".
"Des milliards de dollars ont été investis dans ce secteur, on y a construit une infrastructure pétrolière moderne, lancé la production d'hydrocarbures et la construction de pipelines".
Autrement dit, le statut incertain de la mer Caspienne n'a pas entravé la réalisation des projets économiques, selon M.Aliev.