Le ministère dénonce "un faible volume des investissements placés dans la reconstruction et la protection des retenues d'eau".
La dégradation de l'état technique des ouvrages hydrauliques multiplie les dérangements pendant la gestion des cours d'eau.
À titre d'exemple, le communiqué cite la centrale hydraulique de Tcheboksary, sur la Volga, dont les faibles volumes d'évacuation des eaux ont relevé à 63,74 m le niveau dans la retenue, l'éclusage des bateaux n'a pas commencé, et les compagnies de transport ont subi des pertes substantielles.
Les centrales de RAO EES Rossii produisent jusqu'à 20% de toute l'électricité russe.
"Une ampoule sur cinq est alimentée par l'électricité bon marché provenant des centrales hydrauliques. Mais si cette électricité est bon marché, c'est parce que son prix de revient ne prévoit pas de coûts pour l'entretien des retenues d'eau", explique le communiqué.
Selon le ministère des Ressources naturelles, les recettes fiscales provenant des centrales hydrauliques oscillent entre 2 et 2,5 milliards de roubles (1 USD = 28,06 RUB), alors que les ventes d'électricité dépassent la barre des 100 milliards de roubles.
Les dégâts causés aux retenues d'eau par les centrales hydrauliques représentent entre 3,5 et 4 milliards de roubles tous les ans.
Cependant, RAO EES Rossii, le propriétaire des centrales, n'investit que près de 300 millions de roubles par an dans la protection des retenues.
En 2005, le ministère des Ressources naturelles espère élaborer une série de mesures qui "contribueront à modifier l'attitude de RAO EES Rossii vis-à-vis des ouvrages hydrauliques".