Plusieurs comités sectoriels de la chambre basse ont élaboré un projet de résolution approprié qui sera soumis à la Douma vendredi prochain.
La Douma se déclare préoccupée par les persécutions organisées par les nouvelles autorités contre les membres de l'opposition ukrainienne.
Les parlementaires font état de licenciements en masse non seulement de fonctionnaires publics, mais aussi d'enseignants, de chercheurs, d'artistes indésirables.
Ils notent avec inquiétude l'arrestation de personnages politiques et publics en vue qui avaient proclamé leur désaccord avec la politique des autorités ukrainiennes.
La Douma dénonce les tentatives des autorités ukrainiennes d'établir un contrôle politique et idéologique sur les médias, y compris privés, ainsi que les pressions exercées sur les journalistes d'opposition.
La reprivatisation sélective de certaines grandes entreprises ukrainiennes à participation russe suscite aussi la préoccupation des parlementaires russes.
"De telles actions font douter de la sincérité des autorités ukrainiennes qui annoncent leur intention de bâtir une économie de marché sur une base juridique et présentent un danger politique important pour les investisseurs étrangers, y compris russes", lit-on dans le document.
Cela ne "correspond pas à la politique des nouvelles autorités ukrainiennes censée mettre en place un système politique démocratique, garantir les droits de l'homme, créer une économie de marché", selon le projet de résolution.