En Estonie, a poursuivi le diplomate russe, aucun progrès notable n'a été enregistré dans la sphère de la naturalisation, les restrictions frappant l'utilisation du russe dans les zones à forte densité de russophones se maintiennent, les garanties législatives actuelles du maintien de l'éducation en russe ne peuvent être reconnues comme suffisantes et les droits des retraités militaires russes sont lésés".
Le représentant du MAE a rappelé que "le président estonien, Arnold Rüütel, est l'un des rares chefs d'Etat étrangers à avoir refusé de prendre part aux festivités consacrées au 60e anniversaire de la victoire sur le fascisme à Moscou".
La volonté de Tallinn de rejeter sur la Russie la responsabilité des actions de l'URSS dans les pays baltes en 1940 en les qualifiant d'"occupation" et son exigence de compensation du préjudice subi ne correspondent pas aux principes du bon voisinage et de la confiance mutuelle, a-t-il indiqué.
"Nous ne pouvons rester indifférents face au regain d'activité en Estonie des anciens acolytes des nazis et à la glorification des personnes qui ont fait la guerre du côté de l'Allemagne hitlérienne au sein d'unités SS" , a encore souligné Alexandre Yakovenko.