La Russie se rend bien compte de la nécessité de conclure un accord de réadmission avec l'UE

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MOSCOU, 14 mai - RIA Novosti. La Russie se rend complètement bien compte de la nécessité de conclure un accord de réadmission avec l'Union européenne (UE). C'est ce qu'a déclaré en substance Sergueï Iastrjembski, assistant du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, pour le développement des rapports avec l'UE, en intervenant, ce samedi, en direct à la radio "Echos de Moscou".

"Côté russe, il est la totale compréhension que l'Union européenne a raison. C'est un problème que la Russie doit régler avec ses voisins", a indiqué Sergueï Iastrjembski.

Selon de tels accords de réadmission, les Etats qui les signent s'engagent à réadmettre des migrants clandestins. A signaler que l'Union européenne met l'adoption d'un régime facilité des visas pour les citoyens de la Fédération de Russie en fonction de la signature d'un tel accord de réadmission.

Comme l'a fait remarquer l'assistant du chef de l'Etat russe, le problème des migrations clandestines compte énormément pour l'Europe.

"A ce que je sache, quelque 500 000 personnes pénètrent illégalement sur le territoire de l'Union européenne", a dit Sergueï Iastrjembski, tout en constatant que cela crée une grande tension sur le marché du travail.

"La Russie ne comprend que trop l'intérêt de l'Europe pour régler ce problème. Aussi, avons-nous commencé, nous aussi, à mettre de l'ordre dans cette sphère précise. Pour ce faire, nous essayons, par exemple, de limiter l'entrée des migrants dans le pays", a signalé l'assistant du Président russe.

Quoi qu'il en soit, a continué Sergueï Iastrjembski, à ce jour, la Russie n'est pas encore prête à conclure l'accord d'ensemble sur la réadmission avec l'Union européenne, document en vertu duquel elle assume la responsabilité non seulement pour ses propres citoyens, mais aussi pour ceux des pays tiers.

"Nous avons tout intérêt de conclure de tels accords de réadmission avec des pays, tels que la République populaire de Chine (RPC), la République démocratique et populaire de Corée (RDPC), la Turquie, l'Afghanistan, le Bangladesh et le Pakistan, pays traversés, eux aussi, de ruisseaux de migrations clandestines", a continué l'assistant du chef de l'Etat russe.

"A ce jour, le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a proposé de conclure un accord de réadmission à 28 pays du monde. Nous estimons que, d'ici la fin de l'année en cours, des accords appropriés pourraient être signés avec le Kazakhstan, la Turque et la République démocratique et populaire de Corée", a supposé Sergueï Iastrjembski.

Et d'ajouter que ledit problèmes à bien d'autres aspects, y compris matériels.

"Il faut des fonds pour régler ce problème", a-t-il souligné.

Un autre aspect de ce même problème est le respect des droits de l'homme. "Cette question est très difficile à résoudre. En effet, comment les expulser? Il y a la Déclaration universelle des droits de l'homme. Et si l'homme n'accepte, par exemple, pas d'être expulsé du pays, que faire alors? C'est un gros problèmes, tant pour eux (Européens) que pour nous-mêmes. Il arrive, en outre, très souvent qu'une personne pénètre dans un pays avec un seul passeport qu'elle perd sur le territoire de l'Union européenne. On a alors à établir d'où vient justement cette personne", a noté en conclusion l'assistant du Président russe pour le développement des rapports avec les pays-membres de l'Union européenne.

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