"Mon client a déposé une plainte au nom du procureur général, puisque l'avocat n'a pas assisté au deuxième prélèvement sanguin effectué sans ordonnance appropriée", a-t-il déclaré.
Naïdionov s'est vu expliquer qu'un nouveau prélèvement était nécessaire, car les récipients contenant le premier échantillon s'étaient brisés.
"Ainsi, le fait qu'une nouvelle expertise ait été organisée au mépris du Code pénal n'exclut pas que cette expertise soit falsifiée", a dit l'avocat.
Le 26 avril, Alexandre Naïdionov, accusé d'implication dans l'attentat contre Anatoli Tchoubaïs, s'est vu prélever des échantillons de sang, de cheveux et de salive pour une expertise.
"L'interpellé aurait pu refuser de se soumettre à l'expertise, mais Naïdionov a déclaré que celle-ci prouverait justement son innocence", indiquait plus tôt une source proche de l'enquête.
Les échantillons de sang et de cheveux seraient plutôt nécessaires à une expertise génétique, alors que ceux de salive devaient permettre de juger si les mégots découverts sur les lieux pouvaient appartenir à l'interpellé.
Le 10 mars dernier, le cortège d'Anatoli Tchoubaïs a été la cible de tirs à l'arme automatique au moment où il quittait le village de Javoronki, dans la région de Moscou. Le patron du monopole de l'électricité russe n'a pas été touché.
Antérieurement, le colonel à la retraite Vladimir Kvatchkov, ancien employé de l'État-major général, soupçonné d'implication dans l'attentat, avait été arrêté. Le 25 mars, il était inculpé pour tentative d'homicide volontaire ainsi que pour acquisition, détention et port d'armes illégaux.
Selon le ministère russe de la Défense, Vladimir Kvatchkov a quitté les forces armées à la fin des années 1980, puis a travaillé à titre civil au sein de l'État-major général, avant de partir à la retraite.