Un témoin a fait savoir que quelque 700 réfugiés avaient déjà franchi la frontière ouzbèque et se trouvaient maintenant entre les deux postes-frontières. Les gardes-frontières kirghizes empêchent les gens de pénétrer sur le territoire du pays.
Selon l'interlocuteur de l'agence, certains réfugiés sont blessés. Il est probable qu'ils viennent de la ville ouzbèque d'Andijan, située à 80 kilomètres, et qui est le théâtre de troubles violents ces derniers jours.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des insurgés armés ont pris d'assaut la prison et une série de bâtiments administratifs d'Andijan. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'armée est entrée dans la ville pour libérer les bâtiments occupés par les extrémistes. Selon l'Agence d'information nationale d'Ouzbékistan, les troubles ont fait neuf morts et 34 blessés.
D'après les médias occidentaux, les événements à Andijan ont fait plus de 50 morts et 96 blessés. Aujourd'hui, le président ouzbek, Islam Karimov, a déclaré au cours d'une conférence de presse à Tachkent (capitale de l'Ouzbékistan) que les insurgés qui ont pris d'assaut le siège de l'administration à Andijan étaient partis dans trois directions. Une partie d'entre eux s'est sauvée au Kirghizistan voisin.
Dans le même temps, une source émanant du service de protection des frontières n'a pas confirmé l'information selon laquelle des extrémistes auraient pénétré en territoire kirghize.
Selon lui, certains Ouzbeks et Kirghizes quittent l'Ouzbékistan pour s'installer au Kirghizistan.
D'après l'interlocuteur de l'agence, les gardes-frontières ne disposent pas d'informations sur la présence de terroristes parmi les réfugiés civils.