Le MAE russe n'exclut pas des mesures rigoureuses en réponse à l'ultimatum lancé par la Géorgie

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MOSCOU, 14 mai (RIA-Novosti). La Russie peut prendre des mesures rigoureuses en réponse à l'ultimatum lancé par la Géorgie en matière de stationnement dans le pays de bases militaires russes, a déclaré le premier vice-ministre russe des Affaires étrangères Valeri Lochtchinine dans une interview accordée en direct à la radio Maïak.

"Le langage des ultimatums ne marche pas avec la Russie", a dit le diplomate.

"Les actions du parlement géorgien ont été inadéquates. Les ultimatums sont contre-productifs. Nous n'envisageons pas de nous accrocher à la Géorgie ou bien de rester là-bas", a souligné Valeri Lochtchinine.

Le diplomate russe avait en vue la déclaration de la présidente du parlement géorgien, Nino Bourdjanadze. Elle a déclaré jeudi que faute de progrès en matière d'évacuation des bases militaires russes de la Géorgie, le parlement de ce pays prendrait dès le 15 mai des mesures drastiques vis-à-vis du contingent russe, conformément à l'arrêté du 10 mars 2005.

En vertu de ce document, les bases russes de Batoumi (Adjarie) et d'Akhalkalaki (à la frontière entre la Géorgie et l'Arménie) doivent être démantelées et évacuées avant le 1er janvier 2006. Le gouvernement géorgien a été chargé de prendre une série de mesures en vue d'accélérer l'évacuation des bases, dont la suspension de la délivrance de visas aux militaires russes et l'introduction d'un régime spécial pour leurs déplacements.

Valeri Lochtchinine a fait remarquer qu'initialement, au cours des négociations entre Moscou et Tbilissi, il avait été question d'un délai de onze ans pour l'évacuation des bases russes.

"Maintenant, nous avons accepté de résoudre ce problème en l'espace de quatre ans. Mais Tbilissi n'est pas d'accord. La décision du parlement géorgien a été suivie d'une vive réaction du parlement russe, et la Russie pourrait adopter des mesures assez rigoureuses", a dit le vice-ministre.

Le diplomate a fait savoir que la diaspora géorgienne de Russie envoyait tous les ans des centaines de millions de dollars en Géorgie. Ceci constitue un soutien considérable à l'économie géorgienne, et qui n'est possible que si les deux pays entretiennent des relations de bon voisinage.

Les parlementaires russes ont proposé vendredi de rappeler l'ambassadeur de Russie en Géorgie pour consultations, de suspendre immédiatement la délivrance des visas aux Géorgiens se rendant en Russie et de durcir les mesures d'expulsion des citoyens de Géorgie séjournant illégalement en Russie, en cas de démarches unilatérales de la part de la Géorgie vis-à-vis des bases militaires russes.

Les députés russes estiment également indispensable de prévoir le passage aux prix mondiaux dans les exportations de ressources énergétiques et d'électricité en Géorgie assorti de la réduction du volume des fournitures.

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