M.Kisliak a mis l'accent sur la nécessité de poursuivre le dialogue avec la "troïka" européenne (Grande-Bretagne, France, Allemagne) avant de souligner que les efforts conjoints permettraient de régler le problème iranien.
L'UE s'est dite prête à appuyer la coopération russo-iranienne en matière de nucléaire civil. Les négociations entre Téhéran et la "troïka" européenne pourraient donner des résultats positifs grâce à la patience iranienne, ce qui approfondirait la coopération Iran-UE, selon le diplomate russe.
Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale d'Iran a salué l'intensification de la coopération russo-iranienne tous azimuts. L'éventuelle visite du président russe Vladimir Poutine en Iran renforcera les relations entre Moscou et Téhéran.
"Si l'Iran ne peut exercer son droit légitime (de maîtriser le cycle du combustible nucléaire) dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), nous ne respecterions plus ce traité et ses engagements", a noté M.Rohani. Rappelons que l'Iran a signé le Traité TNP au milieu des années 1960.
"Maîtriser le cycle nucléaire dans le cadre du TNP et d'autres accords internationaux relève d'une décision définitive et catégorique de la nation iranienne", a-t-il souligné.
"Si on essaie de priver l'Iran de son droit légal, le peuple iranien refusera de céder à la force", selon M.Rohani.
L'Iran n'a jamais souhaité et n'a pas l'intention de créer la bombe atomique, au contraire, nous cherchons à calmer l'inquiétude de la communauté internationale face à nos programmes nucléaires".
"Les ententes internationales sont de plus en plus dominées par l'influence de la politique américaine. Aussi les autres États doivent-ils exposer leur position et déclarer s'ils respectent les lois où approuvent l'ingérence et l'agression américaines", a souligné M.Rohani.
Il y a quelques jours, l'Iran a annoncé son intention de reprendre certaines activités au centre nucléaire d'Ispahan, qui avaient été suspendues à la fin de 2004 en échange de l'ouverture de négociations en vue d'un accord de coopération politique, commerciale et technologique avec l'Union européenne.
Téhéran note qu'il a le droit légitime de reprendre ses activités à la centrale d'Ispahan.
Le site d'enrichissement d'uranium de Natanz est toujours fermé.
Selon les spécialistes iraniens, les récentes déclarations de Téhéran sur l'éventuelle reprise des activités d'enrichissement d'uranium ont pour but d'inciter l'UE à réagir aux propositions de l'Iran. Ces propositions contiennent des garanties objectives concernant le caractère civil des programmes nucléaires iraniens.