Lavrov: Moscou donnera une réponse adéquate au chantage de Tbilissi

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MOSCOU, 12 mai - RIA Novosti. La Russie ne restera pas les bras croisés si les bases militaires russes déployées en Géorgie sont menacées.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait jeudi une déclaration en ce sens devant les députés à la Douma (chambre basse du parlement russe).

"Je vous assure que si la Géorgie prend des mesures entravant l'approvisionnement normal de nos bases ou présentant une menace pour la vie des citoyens russes, sans parler du risque que nos munitions tombent entre les mauvaises mains, nous ne resterons pas les bras croisés", a déclaré le ministre.

La Russie ne cèdera pas au chantage de la partie géorgienne en ce qui concerne le retrait des bases militaires russes. "Les négociations suivent leur cours. La partie géorgienne est au courant de toutes nos propositions constructives", a-t-il ajouté.

M.Lavrov a espéré que la Russie et la Géorgie ne seront pas obligées de suspendre les négociations en raison de propos enflammés.

Jeudi, la présidente du parlement géorgien Nino Bourdjanadzé a déclaré que le parlement décréterait des mesures sévères à partir du 15 mai contre le contingent militaire russe, comme le prévoit sa décision du 10 mars dernier, en cas d'absence de progrès quant à la date de retrait des bases militaires russes de Géorgie.

D'après ce document, les bases russes de Batoumi et d'Akhalkalaki doivent être démantelées et évacuées du territoire géorgien avant le 1er janvier 2006. Le gouvernement géorgien est chargé de mettre en œuvre une série de mesures susceptibles d'accélérer le processus de retrait des bases, notamment la suspension de la délivrance des visas aux militaires russes et l'introduction d'un régime de circulation spécial.

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