Le rapport a été présenté jeudi à la rencontre du directeur de l'Agence, Mikhaïl Seslavinski, avec les rédacteurs en chef des éditions écrites et des agences d'information.
Selon le rapport, presque 26 000 journaux, plus de 16 500 revues et 3 400 almanachs, recueils et bulletins, soit 21 000 de plus qu'en 2000, sont enregistrés dans le pays actuellement.
"L'accroissement quantitatif des médias écrits en Russie ne s'accompagne pas depuis longtemps de la montée adéquate de leurs tirages, alors que même les journaux et les revues les plus connus voient se réduire les effectifs de leurs lecteurs", lit-on dans le document.
Ceci dit, "le gonflage des tirages de journaux et de revues est une pratique assez répandue".
En 2004, le tirage annuel des journaux en Russie a dépassé 8,5 milliards d'exemplaires, celui de revues 600.000 millions d'exemplaires seulement.
Les titres de journaux sont repartis assez régulièrement d'une région à l'autre : seulement 10% des titres paraissent à Moscou et Saint-Pétersbourg, alors que les revues, dans leur majorité écrasante, sont enregistrées et paraissent à Moscou et Saint-Pétersbourg (plus de 91% des titres et 98% du tirage global).
Les auteurs du document constatent avec certitude que "la censure d'Etat n'existe pas en Russie".
Pourtant, en raison de la dépendance de plusieurs éditions vis-à-vis de différents groupes d'influence et de forces politiques, il y existe, sous telle ou telle forme, des restrictions intérieures qui pourraient être assimilées à la censure.
L'Agence fédérale estime également que, dans la Russie d'aujourd'hui, "les médias peuvent se développer uniquement comme une affaire".
"Le marché des médias est un marché compliqué, qui ne s'est pas encore formé comme un marché transparent, mais c'est un marché promis au succès et en pleine évolution", a déclaré au cours de cette rencontre le directeur de l'Agence, Mikhaïl Seslavinski.