Selon lui, "l'Etat finance la science fondamentale à la mesure de ses possibilités, en chargeant les milieux académiques et universitaires scientifiques de choisir les priorités". Les recherches fondamentales sont organisées avant tout dans les branches des connaissances, et non pas dans les domaines du développement des technologies et de la technique, a-t-il fait remarquer.
Comme l'a précisé Anatoli Krivolapov, "ce n'est pas un hasard si depuis 2005 les dépenses pour les recherches fondamentales sont concentrées, selon la nouvelle classification budgétaire, dans le chapitre des affaires d'importance nationale".
En Russie, les priorités scientifiques et technologiques sont approuvées au niveau supérieur de l'Etat, a fait savoir le Secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe. Un mécanisme de correction régulière de ces priorités est prévu: il est actionné au moins une fois tous les quatre ans.
Puisque le développement de la science fondamentale figure parmi les priorités nationales stratégiques, le Secrétaire adjoint du Conseil de sécurité a souligné que la science fondamentale nationale traverse une crise structurelle profonde, mais pas systémique.
Anatoli Krivolapov a notamment rappelé que, pour l'instant, "le potentiel scientifique et technologique de la Russie ne se reproduisait pas. Plus de 60 % des scientifiques de niveau supérieur (docteurs ès sciences) qui travaillent dans les centres de recherches russes ont dépassé 60 ans".