À l'heure actuelle, le marché russe de l'automobile est très prometteur, et sa capacité d'absorption ne cesse de croître, a-t-il estimé.
"Si l'on se souvient des résultats de l'an dernier, cette capacité est de l'ordre de 17 milliards de dollars pour les seules voitures de tourisme. Cette année, elle est à hauteur de 20 milliards et doit progresser à 31 milliards d'ici 2010", a-t-il précisé.
Cette visite de l'usine Kamaz s'inscrit dans le cadre des préparatifs d'une réunion du cabinet portant sur les perspectives à moyen terme de l'automobile russe.
La gouvernement avait décidé, fin 2003, de frapper de taxes prohibitives l'importation de voitures de tourisme âgées de plus de 7 ans.
Toutefois, ces mesures ne suffisent plus, a souligné Viktor Khristenko.
Au premier trimestre de 2004, les importations de voitures d'occasion ont sensiblement progressé, et cette progression dépasse largement celle de la production et de la vente des marques russes.
En visitant l'usine Kamaz, le ministre voulait sonder la situation en matière de production de camions en Russie. "La conversation a été très utile et ponctuelle. Plus généralement, nous avons examiné les règles du jeu sur le marché russe de l'automobile", a-t-il indiqué.
Viktor Khristenko a appelé à l'élaboration de normes à long terme en matière de réglementation technique et à l'adoption de normes écologiques européennes.
Il importe, a-t-il souligné, de fixer précisément les délais de passage aux nouvelles normes pour éclaircir les choses aux yeux des producteurs et de leurs partenaires. Kamaz coopère ainsi avec une série de producteurs étrangers de composantes automobiles.
Le ministre a également exigé la révision des tarifs douaniers en tant que moyen de régulation du marché.
"Les droits de douane devraient être adéquats. Les marques étrangères importées ne peuvent pas bénéficier de préférences relatives aux normes écologiques par rapport aux marques russes, ce qui est souvent le cas en Russie", a encore relevé Viktor Khristenko.