"Les projets au Proche-Orient nécessitent une étude détaillée et un financement très important. Pour le moment, nous n'examinons pas de projets concernant l'Irak", a dit aux journalistes à Helsinki le patron de Lukoil, Vaguit Alekperov.
L'entrepreneur a précisé que Lukoil se consacrait à l'heure actuelle à des projets dans le sud de l'Europe et à la coopération avec les pays baltes.
La veille, le quotidien arabe Al-Sharq Al-Awsat a fait savoir que le ministère irakien du Pétrole menait des négociations sur la construction dans le pays d'une grande raffinerie, d'une capacité de 250.000 à 300.000 barils par jour.
D'après le journal, les fonctionnaires du ministère ont déjà tenu des pourparlers préliminaires avec des représentants de 17 entreprises du monde, notamment de Grande-Bretagne, de France, d'Italie, des Etats-Unis, des Pays-Bas, de Chine, de Russie et de l'Inde.
Selon les premières informations, précise l'Al-Sharq Al-Awsat, la construction du site d'une grande importance stratégique pour l'Irak sera effectuée en deux étapes et prendra environ deux ans. Le coût approximatif de l'établissement du devis de construction s'élève à un milliard de dollars.
Dans une interview accordée au quotidien, un fonctionnaire du ministère a exprimé la certitude que la production de pétrole dans le pays pourrait être augmentée de 2,5 à 3 millions de barils par jour dans la seconde moitié de 2005, sous réserve de stabilisation de la situation en Irak.