Les taxes préférentielles à l'importation d'ensembles et pièces détachées permettront d'augmenter de plusieurs fois l'assemblage de marques étrangères en Russie, portant leur production de 180 000 pièces actuellement à 800 000 - 900 000 en 2010, a annoncé au cours de sa rencontre avec le président jeudi le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Viktor Khristenko.
"Le marché national des voitures de tourisme se développe très vite. L'an dernier, il a été vendu en Russie 1,6 million de voitures pour 16 milliards de roubles (1 dollar vaut 27,79 roubles). Cette année, les ventes augmenteront pour constituer 1,8 million de pièces pour 19 milliards de roubles", a précisé Viktor Khristenko.
Le ministre estime que le montant des ventes s'établira en 2010 à 2,6 - 2,8 millions de voitures de tourisme pour un montant de 31 milliards de dollars.
"Ce sont là des taux de croissance notables", a constaté le ministre.
Pourtant, a-t-il indiqué, la hausse des importations - 550 000 pièces, neuves et d'occasion, en 2004 - suscite l'inquiétude.
L'industrie automobile russe maintient son chiffre d'affaires mais elle commence à perdre des parts de marché, a dit Viktor Khristenko.
Le ministre est convaincu que la réduction des taxes à l'importation de pièces d'assemblage permettra de transformer les importations en investissements.
A ce jour, il y a dix projets importants engageant tous les grands constructeurs automobiles des Etats-Unis, de l'Europe et de la Corée. Ce sont précisément ces projets qui permettront de porter la production de marques étrangères à 800 000 - 900 000 pièces par an et d'accroître la production de pièces détachées dans les usines russes, a dit le ministre.
La première étape de la création de ces entreprises (18 mois) prévoit, selon Viktor Khristenko, la création de convoyeurs de soudage, de peinture et d'assemblage pour la production de 25 000 voitures par an au moins. Mais ce délai est augmenté pour ceux des constructeurs qui "commencent à partir de zéro", a-t-il précisé.
La deuxième étape prévoit d'augmenter la part des pièces produites sur le territoire russe dans l'assemblage (10% dans 42 mois, encore 10% dans 60 mois et encore 10% dans 72 mois).
Cette mesure, selon le ministre, permettra de maintenir à un niveau acceptable les importations de voitures.
Ce schéma concerne également d'autres composantes, dont les moteurs et les boîtes de transmission.
"Les négociations qui vont bon train avec les investisseurs aussi bien russes qu'étrangers devraient aboutir dans un proche avenir", a encore noté le ministre russe de l'Industrie et de l'Energie.