"La Russie a intérêt à développer des programmes conjoints, en profitant de l'expérience canadienne dans les télécommunications satellitaires, le sondage à distance de la Terre, la télémédecine, l'enseignement et la conception de blocs et d'appareils de bord pour le vaisseau russe prometteur Kliper", a-t-il dit.
L'une des missions prioritaires de l'ASC est de créer un réseau global de sondage à distance de la Terre sur la base de petits satellites. Les agences russe et canadienne ont donc examiné plusieurs variantes de coopération bilatérale dans ce domaine, a précisé Viatcheslav Davidenko.
Ces dernières années, la Russie et le Canada ont réalisé une série de projets spatiaux conjoints. Ainsi, la fusée porteuse russe Rokot a placé sur une orbite circumterrestre le satellite canadien Most, deux astronautes canadiens ont suivi un entraînement au Centre de formation des cosmonautes Gagarine, un groupe de cosmonautes russes a fait un stage au Canada pour apprendre à manier le manipulateur canadien monté à bord de l'ISS, et un instructeur canadien a appris à piloter le vaisseau Soyouz. Le travail conjoint se poursuit sur le projet Matriochka visant à étudier l'impact des séjours spatiaux prolongés sur le corps humain, avec l'Institut des problèmes médico-biologiques du côté russe. Un autre volet prometteur est le programme d'étude de Mars réalisé, côté russe, par NPO Lavotchkine.