La Centrale nucléaire de Bushehr en Iran sera mise en service d'ici à la fin de 2006

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TEHERAN, 13 avril - RIA Novosti. Le ministre des Affaires étrangères d'Iran, Kamal Kharazi, a émis le souhait que le premier réacteur de la Centrale nucléaire de Bushehr serait mis en service d'ici à la fin de 2006.

"Tous les problèmes liés à l'achèvement de la construction de cette centrale nucléaire sont désormais définitivement réglés de sorte qu'on a tout lieu d'espérer que son premier réacteur sera mis en exploitation d'ici à la fin de 2006", a déclaré Kamal Kharazi ce mercredi devant les parlementaires iraniens.

"Aux réunions avec des représentants russes, nous avons prévu tous les atermoiements possibles au cours de la réalisation du projet", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne.

Et d'ajouter: "La Russie poursuit les travaux sur cet ouvrage, alors que les spécialistes occidentaux ont refusé de terminer le chantier après la révolution islamique de 1979".

Kamal Kharazi a expliqué aux parlementaires que les difficultés et les atermoiements dans la construction de la Centrale nucléaire de Bushehr résident, entre autres, dans le fait que ce chantier a été lancé par un Etat qui a fourni ses équipements et utilisé ses propres schémas au cours de la construction, alors que l'essentiel du projet est actuellement réalisé et achevé par un autre pays - la Russie - qui a ses propres know-how.

"La centrale a également été confrontée au problème de l'approvisionnement en combustible nucléaire. Ce problème a été réglé il y a quelques semaines", a noté le ministre.

Kamal Kharazi a tenu à faire remarquer que "la Russie a été le seul Etat à accepter d'achever la construction de la centrale alors que le projet n'avait été réalisé qu'à 10%. A ce jour, la Russie a d'ores et déjà effectué 80% de tous les travaux et achève la construction du premier bloc à des rythmes accélérés".

Le 27 février, la visite en Iran du directeur de l'Agence fédérale pour l'énergie atomique ("Rosatom"), Alexandre Roumiantsev, a donné lieu à la signature du Protocole sur les amendements à apporter à l'Accord entre les gouvernements de la Russie et de l'Iran sur la coopération dans la construction d'une centrale nucléaire sur le territoire iranien. Ces amendements définissent le sort du combustible nucléaire brûlé/irradié à la centrale nucléaire de Bushehr. Selon Moscou, l'Iran "a le droit économique de mettre en valeur un gisement d'uranium". Si tout se passe comme prévu, le combustible nucléaire sera fourni au premier réacteur de la centrale de Bushehr en août-septembre prochain. Au mois de juin, un moulage de plomb sera envoyé sur le site.

Le programme de développement du nucléaire civil en Iran prévoit de produire à l'horizon de 2025, quelque 7 000 MW d'électricité. Cette décision a été approuvée en août 2004 par le Conseil à l'énergie atomique de la République Islamique d'Iran. En perspective, a déclaré fin janvier dernier Alaeddin Boroujerdi, président de la Commission pour la sécurité nationale et la politique extérieure au Parlement iranien, Téhéran envisage d'adopter un programme de construction de 20 réacteurs nucléaires. On comprend que la réalisation d'un programme aussi vaste demandera de très gros investissements et ne sera pas possible sans ententes appropriées entre l'Iran, l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis. Or, la Russie ne renonce pas à la poursuite de sa coopération avec l'Iran. En outre, la République populaire de Chine (RPC) et le Japon manifestent également leur vif intérêt pour une telle coopération.

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