"Le gouvernement a tablé sur l'innovation en tant que moyen du développement économique qui tend à réaliser des transformations institutionnelles", a indiqué le responsable gouvernemental parlant du scénario gouvernemental de développement social et économique de la Russie à moyen terme.
Selon les estimations gouvernementales le PIB russe progressera de 6,0% en 2006, de 6,1% en 2007 et de 6,2% en 2008, a rappelé Mikhaïl Kopeïkine.
Il a énuméré les mesures qui devraient permettre d'accélérer la croissance du PIB dans les années à venir. Ainsi, l'augmentation des investissements publics dans la production de pétrole et de gaz et dans le développement de l'infrastructure de transport permettront d'accélérer le développement économique de 1,3%. Les investissements publics dans le secteur des technologies de l'innovation, dont la construction aéronautique et les télécommunications, devraient apporter 1% de croissance encore.
La baisse de la charge fiscale sur le secteur privé pourrait, selon le responsable gouvernemental, accélérer la croissance de 0,2 à 0,3%.
Boris Titov, président de l'association d'hommes d'affaires "Russie-Affaires" (organisateur de ce forum), ne s'est pas montré aussi optimiste dans son intervention. Selon lui, la politique du gouvernement donne "des à coups".
A titre d'exemple, il a cité le tassement des taux de croissance et l'accélération de l'inflation observés ces derniers temps.
La Russie, a-t-il noté, a encore deux ou trois années de conjoncture extérieure favorable. "Il faut profiter de ce temps pour que le pays puisse se débarrasser de son statut de fournisseur de brut", a conclu Boris Titov.