"La création d'une telle infrastructure dans les cosmodromes russes est impossible dans les années à venir", a-t-il déclaré, lors d'une session du comité du Conseil de la Fédération (chambre haute) pour les affaires de la CEI.
Ces perspectives sont peu probables même mis à part l'aspect économique du projet. "La situation géographique de la Russie est telle que la satellisation des appareils spatiaux à partir de son territoire est moins efficace qu'à partir des cosmodromes situés dans les latitudes méridionales. Il serait extrêmement difficile de rivaliser sur le marché mondial de la satellisation", a-t-il avoué.
Dans le même temps, la Russie uvre à développer un champ de tir permettant à notre pays un accès indépendant à n'importe quelle orbite. "Ces travaux se poursuivent à Plessetsk (nord), notamment dans l'intérêt de la défense et de la sécurité", a fait remarquer Viktor Remichevski.
La location de Baïkonour est avantageuse, car la Russie ne paie que le loyer sans partager avec le Kazakhstan ses bénéfices commerciaux, a indiqué le numéro deux de Roskosmos.
Le Kazakhstan vient d'adopter un programme de développement aérospatial pour 2005-2007. "Le programme est assez ambitieux, et 375 millions de dollars seront dépensés pour son application, dont plus de 300 millions viendront dans les entreprises russes", a indiqué le responsable russe.
Selon le vice-président du comité pour les affaires de la CEI, Andreï Ichtchouk, la chambre haute se penchera prochainement un projet de loi portant ratification de l'accord russo-kazakh sur la promotion de la coopération sur le cosmodrome de Baïkonour.
Cet accord prolonge la location russe de Baïkonour jusqu'à 2050. Il prévoit de créer à Baïkonour une rampe de lancement écologique prometteuse, Baïterek, sur la base de la rampe Angara.
Selon Viktor Remichevski, près de 70% des lancements des appareils spatiaux russes ont été effectués depuis le cosmodrome de Baïkonour, et cette proportion serait maintenue à l'avenir.