Donnant son avis, à la demande du correspondant de RIA-Novosti, sur la déclaration du conseiller économique du président russe Andreï Illarionov, selon laquelle la Russie serait exposée au risque de contamination par la "maladie vénézuélienne" (nationalisation des ressources rapportant le revenu économique le plus important), l'expert britannique a dit : "Selon toute vraisemblance, cette déclaration s'explique par des raisons plus émotionnelles qu'économiques".
Au cours de sa conférence de presse, William Browder a démenti les mythes sur la Russie répandus en Occident. Notamment, il a commenté la corruption, l'affaire Yukos et le reflux de capitaux de Russie.
"Les versements fiscaux en faveur de l'Etat ont considérablement augmenté par rapport à la période d'avant l'arrestation de Khodorkovski", a indiqué l'expert britannique.
Selon lui, le reflux de capitaux de Russie "ne signifie pas que l'argent aille directement dans les banques suisses". A titre d'exemple, le président de Hermitage Capital a cité les investissements effectués par la société russe Norilski-Nickel dans la mise en valeur de gisements d'or en Afrique du Sud, ainsi que l'achat par la société russe Severstal d'une usine sidérurgique au Michighan, aux Etats-Unis.
William Browder est un des défenseurs reconnus des droits des actionnaires minoritaires et un gros investisseur dans l'économie russe. Son capital investi en Russie se chiffre à 1,7 milliard de dollars.