Le message a été voté par 377 voix pour avec seulement une voix contre et une abstention.
Les députés estiment notamment que la vente de Power Machines conduira à une monopolisation du secteur des constructions mécaniques énergétiques et à la hausse des tarifs de l'électricité.
La vente du bloc de contrôle de PM, si celle-ci a lieu, affirment les députés, aura également pour résultat "la non-exécution de la commande publique des armements, des fuites de renseignements classés secret défense et une baisse de la disponibilité de mobilisation de la Fédération de Russie".
Dans leur message au gouvernement, les parlementaires relèvent que le consortium Power Machines est le principal producteur national d'équipements énergétiques pour les centrales hydrauliques, thermiques et nucléaires. D'autre part, les entreprises faisant partie de PM produisent des équipements pour les sous-marins, des ensembles de fusées spatiales, livrent des matériels de défense et d'autres équipements spéciaux à l'étranger.
Nikolaï Kovalev, membre du groupe parlementaire de Russie uni et président du Comité de la Douma pour les vétérans, craint que la vente du bloc de contrôle de Power Machines conduise à l'arret de la production aux entreprises du consortium.
Selon lui, l'expérience de ces dix dernières années montre que les sociétés étrangères rachètent leurs concurrents en Russie pour y geler la production. "Sous prétexte de réorganisation, la production dans ces entreprises est suspendue pendant deux ou trois années, le temps qui est nécessaire pour raffermir le monopole, sur les marchés étrangers, de la compagnie concurrente", a indiqué le parlementaire.
Le député estime par ailleursque l'industrie des armements, la production de métaux précieux et le secteur du pétrole doivent être gérés et contrôlés par l'Etat.
En été 2004, le groupe Ingterros, propriétaire de Power Mashines, et Siemens annonçaient leur projet de créer une entreprise mixte dont près de 71% des actions de PM devaient former le capital social. La demande d'acquisition de 71% des actions du consortium russe est actuellement étudiée par le Service fédéral pour la politique anti-monopole.
Le consortium Power Machines regroupe les entreprises LMZ et Elektrosila, L'Usine de turbines de Kalouga et l'usine de palettes pour turbines, la centrale Energomashexport et le Groupement science-production pour les études en matière d'équipements électro-énergétiques Ivan Polzounov.