"Nous estimons que cette transaction pourrait être autorisée", a indiqué Guerman Gref devant des journalistes mercredi.
Le ministère, a-t-il ajouté, a fait parvenir au premier ministre Mikhaïl Fradkov ses conclusions à ce sujet.
Le MERT, a poursuivi le ministre, a analysé tous les inconvénients et tous les avantages que promet cette transaction. Celle-ci, a dit Guerman Gref, pourrait être conclue avec une série de restrictions, plutôt, une série d'engagements liés au chiffre d'affaires de la production et à la réalisation de la commande publique d'armements.
En cas de conclusion du marché, a dit le ministre, Siemens s'engage à investir 250 millions d'euros au moins, à construire en Russie une usine de biens d'équipements qui sera la troisième usine dans le monde quant à ses capacités et à transmettre à la Russie de nouvelles technologies.
"Ce sera aussi une chance de préserver et de développer nos industries d'armements", a souligné Guerman Gref.
En été 2004, le propriétaire de PM, le holding Interros, et Siemens annonçaient la création d'une entreprise conjointe dont près de 71% des actions de PM devaient former le capital social. La demande d'acquisition de Power Machines est actuellement étudiée par le Service fédéral pour la politique anti-monopole.
A la mi-mars 2005, Guerman Gref a déclaré que la vente d'actions de PM à Siemens "s'accompagne de difficultés" sur lesquelles se penchaient les administrations concernées, avant que cette question ne soit présentée à l'examen du gouvernement.
Power Machines regroupe les entreprises LMZ et Elektrosila, l'Usine de turbines de Kalouga, une usine de palettes de turbines, la centrale de commerce extérieur Energomashexport et le Groupement sience-production CKTI Ivan Polzounov.