A compter d'aujourd'hui, les personnes morales et physiques des deux Etats ne verseront plus deux fois les impôts sur un même revenu dans un des Etats signataires de l'accord.
L'accord réglemente les procédures d'examen des demandes des contribuables et de règlement des litiges, et définit les méthodes d'abolition de la double imposition et d'échanges d'informations entre les organes compétents des deux Etats.
Vassili Kouznetsov, vice-président du comité parlementaire pour les affaires internationales, estime que les deux pays gagneront à la ratification de cet accord.
La loi sur la sécurité nationale adoptée en Lituanie en 1996 limitait la participation des entrepreneurs russes à de gros projets d'investissements, a rappelé le député. Pourtant, la loi sur la protection des droits des investisseurs, votée plus tard par le parlement lituanien, a quelque peu remédié à la situation.
Le montant des investissements directs russes dans l'économie lituanienne se montait fin 2004 à 466 millions de dollars. "La Russie est donc le septième investisseur étranger en Lituanie", a-t-il précisé.
En revanche, la Lituanie est le premier investisseur étranger pour les entreprises de la région de Kaliningrad. A la fin de 2004, les investissements lituaniens dans l'économie de la région s'établissaient à 45 millions de dollars, soit 80% du total des investissements étrangers dans l'économie de l'enclave. Le député a par ailleurs indiqué que 667 entreprises à capitaux lituaniens opéraient dans la région.
Le chiffre d'affaires des échanges russo-lituaniens s'est monté en 2003 à 240 millions de dollars et, au cours du premier semestre de 2004, à 140 millions de dollars, a rappelé le député. Parmi les principaux partenaires de la région de Kaliningrad, la Lituanie arrive en troisième position, après l'Allemagne et la Pologne.
Le parlementaire a aussi souligné que plus la Lituanie serait impliquée dans le développement économique de la région de Kaliningrad, moins Vilnius serait opposé au développement de l'enclave russe sur la mer Baltique.
Avec la Lituanie, a noté le député, la Russie aura à mener de longues négociations sur le transit, dont militaire, par le territoire de ce pays.
Les rapports politiques entre les deux pays se sont compliqués suite à l'adoption en 2000 par le parlement lituanien d'un arrêté exigeant de la Russie la compensation à Vilnius du préjudice causé par l' "occupation soviétique" et au refus du président lituanien de prendre part aux festivités consacrées au 60e anniversaire de la Victoire sur le fascisme.
"Ces faits négatifs alourdissent nos rapports lesquels, d'une manière générale, pourraient prendre la forme d'un dialogue constructif et d'une coopération économique efficace", a encore indiqué le parlementaire russe.