"Je pense que les propositions de Gazprom de libéraliser le marché du gaz viennent un peu tard : tout se serait mieux passé il y a quatre ans", a indiqué le conseiller présidentiel lors d'une conférence de presse mercredi.
"La lutte contre la libéralisation vise à protéger des monopoles comme RAO EES (électricité de Russie)", estime Andreï Illarionov.
"Certes, ces actes n'ont rien à voir avec les réformes. Ils ne sauraient être qualifiés autrement que de mesures prises au profit d'un monopole agissant dans un secteur d'infrastructure", a-t-il conclu.
Le conseiller présidentiel n'estime toutefois pas que les propositions de Gazprom doivent être acceptées telles quelles.
Ces propositions, a-t-il indiqué, ont besoin d'être mises au point et précisés dans le cadre du programme d'ensemble de réformes dans la sphère énergétique.
"Il importe d'intégrer ces propositions dans le programme général de réforme de la filière combustibles-énergie", a expliqué Illarionov.
Selon lui, l'élimination des restrictions à la participation des investisseurs privés, dont étrangers, aux entreprises gazières, pétrolière et électro-énergétiques, la levée des limitations frappant la création d'ouvrages d'infrastructure avec la participation d'investisseurs privés et la libéralisation des débouchés dans ces secteurs devront constituer des éléments de ce programme.
Le ministre du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref, a annoncé, lors de sa rencontre avec des hommes d'affaire américains mercredi, que la libéralisation du marché des actions de Gazprom aurait lieu avant la fin de l'année.