"Le problème économique de l'extinction de la dette n'existe plus. Vu les ressources accumulées, l'amortissement de la dette extérieure n'est plus un problème du point de vue économique ou politique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse ce mercredi.
Les ressources accumulées (réserves de change et Fonds de stabilisation) dépassent le montant de la dette publique extérieure, a-t-il expliqué.
Andréi Illarionov a rappelé qu'il avait proposé il y a déjà cinq ans d'amortir la dette extérieure avant échéance mais que le gouvernement n'était pas d'accord. "Aujourd'hui, le consensus a triomphé sur ce terrain", a souligné l'économiste.
Le gouvernement a déjà procédé à un remboursement anticipé de la dette extérieure et négocie l'extinction totale de sa dette envers le Club de Paris, a-t-il rappelé. "Dommage qu'il ne l'ait pas fait il y a cinq ans", a-t-il regretté.
La Russie aurait pu économiser beaucoup plus que les 5 milliards de dollars que promet le ministre des Finances Alexéi Koudrine.
Andréi Illarionov doute que l'inflation puisse être contenue au niveau des 8,5% pour l'ensemble de l'année en cours.
"Il est peu probable que le plafond de 8,5% cité dans les documents officiels puisse être maintenu", a-t-il estimé.
Lors de l'examen, demain, des scénarios de développement du pays, le gouvernement débattra aussi du problème de l'inflation. Il est possible que le point de repère officiel soit révisé à la hausse, a déclaré le conseiller économique qui n'exclut pas cependant la possibilité de maintenir le taux d'inflation au niveau de 8,5%. "Théoriquement, c'est possible mais peu probable", a affirmé Andréi Illarionov.