"Cette ordonnance est déjà prête et approuvée par le premier ministre. Il est d'accord avec les approches générales exposées dans le document et le niveau des taxes", a indiqué l'interlocuteur. Pourtant, il reste à éclaircir la définition des pièces et des ensembles detinées à l'assemblage industriel, a indiqué la source.
Selon l'employé gouvernemental, le document suppose "une baisse substantielle de taxes à l'importation".
Il s'agit de baisser les taxes à l'importation de certains produits, qui seront ramenées de 12-15% de leur coût douanier actuellement à 3-5%. La taxe est annulée entièrement sur certaines positions, dont les moteurs.
Mais elles seront maintenues sur les pièces produites en Russie, par exemples, les pneus.
Antérieurement, la commission intersectorielle pour les mesures de protection dans le commerce et la politique douanière et tarifaire, avait recommandé au gouvernement de baisser les taxes à l'importation sur les ensembles destinés à l'assemblage de marques étrangères. Cette mesure tend à rendre le secteur automobile russe plus attrayant aux investisseurs.
L'accord qui sera passé avec l'investisseur doit spécifier que ce dernier se charge à investir dans la production 200 millions d'euros au moins et à lancer dans 12 à 18 mois le soudage et la peinture de carrosseries. C'est bien cela qui distingue l' "assemblage à tournevis" qui a lieu actuellement dans certaines entreprises russes, a indiqué la source.
Le débit projeté de convoyeurs sera également spécifié dans les accords qui sera passé avec des investisseurs.
Dans une interview à RIA-Novosti, le ministre du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref, avait expliqué que les accords avec les plus grands constructeurs automobiles mondiaux seraient passés pour sept ans au maximum. Selon lui, cette période doit suffire pour organiser la production de véhicules et de commencer à investir dans la production de pièces automobiles en Russie.
"Le secteur automobile russe vivra bientôt un véritable boom. Plusieurs constructeurs ont déjà investit dans l'assemblage de marques étrangères sur notre territoire et nos négociations avec d'autres gros investisseurs en sont au stade final : il se peut qu'ils arrivent sur notre marché avant la fin de l'année", a indiqué Guerman Gref.
Selon le ministre, la production de voitures de tourisme en Russie a augmenté l'an dernier de 10%. La production de marques étrangères dans le pays s'est montée durant cette même période à 250 000 pièces. Guerman Gref estime que dans trois ans ou quatre, ce chiffre pourrait au minimum doubler.
Actuellement, Renault, Ford, BMW et KIA ont leurs unités de production en Russie. Toyota, Volkswagen et Daimler-Chrysler pourraient également lancer bientôt l'assemblage de leurs marques sur le territoire russe.