"Il faut dépenser avec prudence les recettes consécutives aux cours élevés du pétrole et l'emploi de ces fonds pour éteindre avant terme les dettes n'est pas dénué de sens comme moyen de diminuer la masse monétaire à l'intérieur du pays", a-t-elle déclaré aux journalistes.
A ses dires, la Russie n'a pas beaucoup de moyens de combattre l'inflation. Mais elle pense que le problème de la dette extérieure n'est pas aujourd'hui d'actualité pour la Russie et qu'il est inutile de le dramatiser.
Interrogée sur les éventuelles conditions de remboursement anticipé de la dette extérieure (avec ou sans discount), la représentante de la Banque mondiale a fait remarquer que c'est la direction de la Russie qui doit en décider. "La Banque mondiale ne participe pas à ces négociations. Ce problème doit être réglé partant des conditions économiques et des objectifs de la Russie", a déclaré Kristalina Georgieva.
La Russie occupe actuellement des positions inédites sur le plan économique et géopolitique en tant que membre du G8, a-t-elle souligné.