Ainsi qu'il a annoncé dimanche aux journalistes, les deux parties ont examiné, entre autres choses, les moyens qui permettraient d'éviter la concurrence entre les sociétés russes et égyptiennes sur le marché européen lorsque la construction de l'oléoduc égyptien allant en Turquie et aux pays d'Europe de l'Est serait achevée.
"Nous coordonnerons nos efforts et oeuvrerons en faveur de l'intégration dans les échanges de livraisons de gaz, ce qui permettra d'économiser sur le transport de cet hydrocarbure", a déclaré Alexéi Miller, lors de la conférence de presse donnée au Caire au terme de son entretien avec le premier ministre égyptien Ahmed Nazif.
Le ministre égyptien du pétrole et des ressources minérales, Sameh Fahmi, a parlé pour sa part aux journalistes de la prochaine création d'une société gazière russo-égyptienne.
Les pourparlers ont porté aussi sur une participation éventuelle du holding gazier russe à des projets de production, de transport, de transformation et de commercialisation d'hydrocarbures en cours de réalisation actuellement en Egypte, dont des projets de production et de livraison de gaz naturel liquéfié.
Les deux parties ont abordé aussi le problème de la construction d'un gazoduc sous-marin entre le Sinaï et le littoral israélien et examiné des propositions de réalisation en commun du projet de "Gazoduc arabe" qui doit relier les producteurs de gaz naturel égyptiens aux consommateurs de pays tiers, notamment de Syrie, du Liban et de Chypre.
Ahmed Nazif a confirmé la volonté de son pays d'apporter un soutien au développement du partenariat entre Gazprom et les sociétés énergétiques égyptiennes. Au terme des pourparlers les deux parties ont signé un mémorandumsur le développement de la coopération entre Gazprom et EGAS. Ce document prévoit la création d'un groupe de travail commun chargé d'élaborer différents projets, lit-on dans un communiqué de presse diffusé par le holding gazier russe.
Avec ses réserves prouvées de gaz naturel se montant à 1 760 milliards de mètres cubes l'Egypte vient en troisième position en Afrique, après le Nigeria et l'Algérie. Ses réserves de pétrole sont estimées à 500 millions de tonnes.