Prenant la parole à une "table ronde" consacrée à la réglementation de l'exploitation des richesses du sous-sol, il a évoqué parmi les problèmes les plus sérieux la réduction sensible de réserves de matières minérales consécutive à l'insuffisance des travaux de prospection géologique.
Les réserves de pétrole et de gaz s'épuisent principalement dans l'Oural et en Sibérie occidentale, a-t-il informé.
"C'est le taux de récupération du pétrole qui a en premier lieu un effet négatif sur la production de matières minérales", a déclaré Serguéi Fedorov. "Il était de 50% à la fin des années 1980 et ne dépasse pas aujourd'hui 30%, d'après les experts", a-t-il ajouté.
Pour assurer l'accroissement nécessaire des réserves d'hydrocarbures, il faut mieux financer les travaux de prospection géologique. Le ministère des Ressources naturelles a élaboré un programme à long terme d'étude et de reproduction des réserves d'hydrocarbures en se basant sur l'équilibre entre la consommation et la production de matières minérales, a informé Serguéi Fedorov.
D'après ce programme, le financement des travaux géologiques doit être augmenté en fonction du coût de l'accroissement des réserves estimé à 70 roubles la tonne en 2005, à 92 roubles de 2011 à 2015 et à 118 roubles de 2016 à 2020 (1 dollar US = 27,70 roubles).
D'après le représentant du ministère des Ressources naturelles, d'ici à 2010, le gros des dépenses sera supporté en Sibérie occidentale et orientale.
Dans la période 2006-2010, les travaux de prospection géologique des provinces pétrogazières seront financés à hauteur de plus de 101 milliards de roubles en Sibérie occidentale et de plus de 107 milliards en Sibérie orientale.
"Il est absolument évident qu'en pensant à l'avenir nous ne pourrons pas nous passer des richesses du plateau continental", a souligné Serguéi Fedorov.
Au cas où la stratégie énergétique nationale serait réalisée avant 2020, la production de pétrole en mer serait de 30 millions de tonnes en 2010 et de 95 millions de tonnes en 2020, et celle de gaz de 90 milliards de mètres cubes en 2010 et de 320 milliards de m3 en 2020, a estimé le représentant du ministère des Ressources naturelles.