Selon ses estimations, 131 milliards de roubles devraient être investis dans ce secteur d'ici à 2010.
Le chef de Rosenergo a fait remarquer que l'année dernière les raffineries russes ont traité 195 millions de tonnes de brut, leur puissance installée étant de 263 millions de tonnes. En 2005, cet indice est attendu au niveau de 197 millions de tonnes, a-t-il ajouté.
Toutes les compagnies pétrolières russes, à l'exception de Bachneft, affichent une hausse de la production, a indiqué Serguéi Oganessian. Passant aux exportations, il a rappelé qu'en 2004 elles s'étaient élevées à 189 millions de tonnes et devraient être portées à 332 millions de tonnes d'ici à 2020, dans le cadre de la "Stratégie énergétique" nationale.
Le directeur de Rosenergo a tenu à souligner que le développement de l'infrastructure de transport demanderait des "fonds considérables" et a rappelé que le débit du système d'oléoduc de la Baltique serait porté à 60 millions de tonnes par an. D'autre part, il a été décidé de mettre en chantier un oléoduc allant de Taïchet (Sibérie orientale) à Nakhodka (port sur la mer du Japon, à 100 km à l'est de Vladivostok).
"Tout prochainement il doit être également décidé de construire un oléoduc entre la Sibérie occidentale et la mer de Barents", a informé Serguéi Oganessian.
Evoquant le projet Bourgas-Alexandroupolis à réaliser en coopération avec la Bulgarie et la Grèce, il a déclaré : "Les négociations se poursuivent". Cette canalisation convient tout particulièrement à la Russie parce qu'elle contourne les détroits de la mer Noire, a-t-il ajouté.
Il a insisté sur la nécessité d'adopter une série de lois fixant des "règles de jeu immuables pour les pétroliers" (lois sur le pétrole, le gaz, les concessions).
Le directeur de Rosenergo a souligné qu'il importe surtout d'adopter la loi sur les richesses du sous-sol. "Nous espérons que le projet de loi sera communiqué incessamment à la Douma. Malgré les critiques, le texte comporte bien des éléments positifs", a-t-il déclaré.