Le laxisme des autorités officielles de la Lettonie et de l'Estonie en matière de glorification des anciens SS est absolument inadmissible, a déclaré Leonid Skotnikov, représentant permanent de la Russie à l'ONU et dans d'autres organisations internationales à Genève.
Dans son intervention prononcée à la 61e session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, il a rappelé l'existence du problème des "non-citoyens" qui touche les russophones de ces pays. "En fin de compte, les droits non seulement civils et politiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels de cette partie de la population sont lésés".
"De plus, les élèves russophones de la Lettonie, qu'ils soient citoyens ou "non-citoyens", sont privés de la possibilité de faire leurs études dans leur langue maternelle, ce qui se répercute sur la qualité de la formation dans son ensemble. Il s'agit d'un processus d'assimilation linguistique et culturelle forcée et de marginalisation sociale. C'est intolérable du point de vue des normes juridiques existantes", a souligné le représentant permanent.
Le diplomate a également relevé qu'une situation analogue est observée dans d'autres pays de l'espace postsoviétique dans le domaine du respect des droits sociaux et culturels de la population russophone, situation qui doit retenir l'attention.
"Malheureusement, on y constate des atteintes au droit à l'enseignement, à l'emploi de la langue maternelle, ainsi que des cas de discrimination à l'embauche et autres infractions. Tout cela ne contribue guère à la formation des principes de la tolérance et n'encourage pas la diversité culturelle dans ces sociétés multinationales", a indiqué Leonid Skotnikov.