Ils ont qualifié d'extorsion de fonds les ordres de recouvrement de capitaux par le fisc pour évasion fiscale.
"Le fisc estime que je pourrais payer davantage, mais la loi prescrit très exactement le montant que j'ai déjà réglé. Je débourse beaucoup plus pour la bienfaisance, c'est pourquoi je vois ce problème en philosophe", a déclaré Khodorkovski.
L'ex-patron de Ioukos a cependant fait remarquer que les actions mises en mouvement par le fisc contre quatre sociétés commerciales (Business-Oil, Wide-Oil, Forest-Oil et Mitra) étaient des "actes absolument éhontés des services fiscaux".
"Les organes du fisc savent bien qu'on ne peut présenter de telles réclamations", a déclaré le prévenu.
A ses dires, les services fiscaux savent que l'argent a déjà été versé deux fois (d'abord en traites, puis en numéraire, par décision du Tribunal d'arbitrage). "Maintenant ils demandent que je paie encore une troisième fois et puis une quatrième fois", a déclaré Khodorkovski.
Platon Lebedev a déclaré pour sa part que l'accusation était fabriquée et que l'action civile intentée par le ministère des Impôts et Perceptions relevait du "racket pur et simple".
"L'action ne correspond à rien de réel. C'est un chiffon de papier. Le dossier ne comporte aucun acte de contrôle me concernant, aucune décision de l'organe du fisc. Il n'y a rien", a déclaré Lebedev.
Il a prévenu qu'il mettrait prochainement en mouvement des actions de reconvention contre les inspections fiscales et les successeurs en droit du ministère des Impôts et Perceptions.
"J'intenterai des procès par voie reconventionnelle contre l'inspection fiscale et le successeur du ministère des Impôts et Perceptions lorsque j'aurai cette possibilité et j'insisterai sur la poursuite en justice des personnes qui ont commis un faux en cette partie de l'affaire", a déclaré le patron du groupe Menatep.