"Afin de stabiliser les relations de propriété et rendre impossible tout retour au problème d'un nouveau partage, j'estime possible de soutenir la proposition de réduire à trois ans la prescription applicable aux affaires de privatisation", a déclaré le président au cours d'une rencontre avec les représentants des milieux d'affaires.
"Il s'agit de toutes les affaires de privatisation conclues par les personnes morales ou physiques", a souligné le chef de l'Etat.
"Je pense que pour la population c'est très important parce que des millions de citoyens ont privatisé leurs habitations dans les années 1990", a-t-il fait remarquer.
Parlant de la réduction de la prescription pour les affaires de privatisation, le président a dit : "Cela aidera les milieux d'affaires à retrouver leur assurance, à planifier leur développement, à investir dans leurs projets de développement".
"J'espère que cela fera revenir le calme tant attendu dans les milieux d'affaires en ce qui concerne les garanties du droit de propriété", a dit le président.
Vladimir Poutine a déclaré aussi qu'il n'était pas satisfait de la structure de l'économie, ni de sa croissance.
"L'année dernière, le PIB a augmenté de 7,1% et les revenus réels de la population de 7,8%. Ce n'est pas mal du tout, mais les structures de la croissance et de l'économie sont décevantes", a dit le président.
Une réserve importante de croissance réside, à son avis, dans le développement des PME et dans l'aide aux entreprises russes à l'étranger.
Evoquant le soutien à apporter aux sociétés russes à l'étranger, il a dit : "Je ne sais pas si vous le sentez ou non, mais nous faisons tout le nécessaire pour inciter nos établissements à l'étranger à vous soutenir et même à apporter une aide concrète aux grandes sociétés russes qui cherchent à se transformer en multinationales".